alcool

Ce qu’il faut savoir sur l’alcool !

L’action complexe de l’alcool sur l’organisme est à la fois tonique (le vin est la caféine des gens âgés), dé-fatigante (l’excitation nerveuse qu’il procure empêche de sentir la fatigue) et tranquillisante (il anesthésie, prépare au sommeil). Il dilate les vaisseaux (c’est pourquoi on prétend que le whisky, en dilatant les coronaires, artères nourricières du cœur, est bon pour celui-ci). A petites doses et à faible concentration, le vin excite les secrétions de l’estomac.

L’alcool réchauffe ?

Le sang afflue rapidement sous la peau, la sensation de chaleur est presque immédiate.

Alcool rend euphorique ?

Selon certains médecins, sa valeur euphorisante vaut bien celle de médicaments plus récents. Après avoir bu, on se sent bien, détendu. Mais… (car il y a beaucoup de « mais ») il « coupe les jambes ». Malgré une illusoire impression d’énergie due à l’excitation nerveuse, les calories qu’il apporte s’opposant au travail des muscles. Il enivre, embrume le cerveau. Il intoxique, quand il n’est pas utilisé par l’organisme et, à la longue, détériore le cerveau et le foie… Diminue peu à peu le contrôle psychique, les facultés d’autocritique.

Pour neutraliser les effets du vin, consommez-le à table au moment des repas. Il est alors immédiatement utilisé. En outre, il facilite la digestion. Observez, par ailleurs, une alimentation normale. Son coefficient d’utilisation diminue de moitié, en cas de régime déséquilibré, surtout à base de graisse (il n’est brûlé qu’au feu des sucres et des protides). Ne dépassez pas la quantité qui peut être oxydée chaque jour. Au maximum 100 à 115 g d’alcool par vingt-quatre heures, soit 75 cl (trois quarts de litre) de vin pour un travailleur de force, 50 cl (un demi-litre) pour un sédentaire ou une femme.

L’alcool et les mélanges

Enfin, l’alcool additionné de jus de fruits frais semble moins enivrant et moins nocif que pur. Le sucre des fruits frais (fructose), combiné à l’alcool, active la circulation du sang et permet aux cellules de recevoir plus d’oxygène. L’alcool est ainsi plus rapidement brûlé et éliminé. De bons mariages : champagne + jus d’orange, whisky + jus de pamplemousse ou jus de citron, vodka + jus d’orange. Les cocktails type Gin-fizz, Daiquiri, par exemple.

Alcool et les boissons stimulantes

Café, thé, alcool, agréables au palais, chauds au cœur, nous stimulent et nous aident souvent. Mais, souvent aussi, ils nous font du mal. Pour pouvoir en consommer des quantités raisonnables sans être incommodée, observez certaines précautions.

Les alcools de bouche ou eaux-de-vie

La liste des alcools de réputation internationale comprend plus d’une cinquantaine de noms. La France se place en tête de la production mondiale pour l’excellence et la variété des siens dont les premiers sont le Cognac et l’Armagnac. Fabriquées depuis longtemps pour « brûler » les vins en excédent, ces eaux-de-vie durent leur expansion, à partir du XVIIe siècle, aux marchands hollandais qui savaient les utiliser pour améliorer les « petits vins » à bon marché… On peut en effet faire de l’alcool avec tout produit fermenté (en pratique, du jus, des baies, des fruits, des racines, des grains). Il suffit de distiller, c’est-à-dire de chauffer assez pour que la vapeur s’échappe, puis de re-condenser celle-ci.

La distillation

Aux divers seuils de température se dégagent de nouveaux produits que l’on peut ou non mélanger ensuite. L’alcool de tête se vaporise d’abord à moins de 78,5° C. il a mauvais goût et convient aux usages Industriels. Sortent ensuite les produits dits de cœur, presque uniquement de l’alcool et de l’eau. Ils donnent les alcools de bouche. Enfin, en queue de distillation, à plus de 100°, s’exhalent les alcools supérieurs dont les uns ou les autres sont parfois retenus pour leur arôme suivant le type d’eau-de-vie recherché.

Les phases de la distillation

La première fois, l’opération donne un liquide laiteux titrant de 20 à 30° d’alcool. En la répétant, on arrive à 70°, c’est le cas du cognac, mais il faut ensuite ajouter de l’eau distillée (ou du cognac « faible », déjà « baptisé » et laissé en repos) afin de ramener la concentration à 40°. Ainsi procède-t-on pour presque toutes les eaux-de-vie. Lorsqu’il s’agit de cognac, il doit être uniquement de l’alcool de cœur de la seconde distillation. Entre l’Adour et la Garonne, l’armagnac, plus naturel encore que son frère d’Aunis et de Saintonge, n’est distillé qu’une fois, subit moins de mélanges et tire son caractère du climat, qui n’est plus maritime, du sol de sable et non de craie, surtout du chêne local qui sert à fabriquer les fûts à l’exclusion de tous autres…