vin de Champagne

Le vin de champagne et ses avantages

Le vin de Champagne est un vin mousseux qui se distingue de tous les autres par la réunion de quatre conditions impératives.

Ces quatre conditions sont les suivantes :

  • Le cépage qui ne peut provenir que de l’un ou l’autre des cépages « nobles » suivants comme le Pinot (noir), Meunier (noir), Chardonnay (blanc).
  • La région d’origine dont ces cépages doivent être cultivés dans les limites de la Champagne viticole délimitée (Marne : 167 communes, Aube : 63 communes, Aisne : 27 communes).
  • Vin ayant un procédé d’élaboration précis, ce vin ne peut avoir été rendu mousseux que par la méthode dite champenoise (seconde fermentation naturelle en bouteilles).
  • La totalité des opérations d’élaboration étant pratiquée en Champagne même, il ne peut être livré à la consommation avant un minimum d’un an de bouteille.

Ces particularités traditionnelles (on fait du champagne depuis trois siècles) ont été sanctionnées par la loi, elles visent au maintien de la qualité et à la protection du consommateur contre la fraude. Un vin qui ne répondrait pas à l’une ou l’autre de ces conditions n’aurait aucun droit au nom de champagne.

Le vignoble de Champagne

Le vignoble champenois est l’un des moins étendus de France car le vignoble champenois représente le centième à peine des superficies que notre pays consacre à la culture de la vigne, soit 11 000 ha en chiffres ronds, dont 8 500 dans le département de la Marne, 2 000 dans l’Aube, et 500 dans l’Aisne. Ce vignoble s’étend à flanc de coteau en un cordon long au total de 120 km, dont la largeur varie entre 300 m et 2 km, on y distingue trois régions principales :

  • La montagne de Reims, faisant face au nord en arc de cercle.
  • La vallée de la Marne, de part et d’autre d’Épernay.
  • Enfin la côte Blanche au sud, dont le nom vient de ce que les raisins qui en proviennent sont blancs.

Les grands crus

Tout au long de ces trois régions, on lit les noms de crus fameux : Verzenay, Mailly, Bouzy, Ambonnay, pour la première, Avenay, Ay, Mareuil, Hautvillers, pour la seconde, Avize, Cramant, Oger, Le Mesnil, pour la troisième… et tant d’autres non moins prestigieux. Cependant les grands crus champenois ne jouent pas le même rôle de vedette que ceux d’autres régions vinicoles, car le champagne provient, en règle générale, d’un assemblage de vins de plusieurs crus (cuvée) qui perdent ainsi leur individualité pour se fondre dans un ensemble plus équilibré et plus harmonieux.

Les maisons de champagne sont les propriétés qui mènent le vin du pressoir à la bouteille terminée et lui font subir, dans leurs caves et celliers, les manipulations connues sous le nom de méthode champenoise. La plupart des établissements se trouvent concentrés à Reims, Epernay et Ay, mais certains sont installés dans les localités avoisinantes telles que Mareuil-sur-Ay, Avize, Vertus, et aussi à Châlons-sur-Marne. La visite des caves, dont les galeries totalisent plus de 200 km, constitue un des attraits touristiques de la région.

Les divers types de Champagne

Il y a différents types de champagnes, dans un champagne millésimé (vintage), le vin dont l’année est indiquée forme la base de la cuvée. Le millésime est une caractéristique de qualité, mais il est difficile en champagne d’en donner une hiérarchie précise, puisque à l’influence de la nature, s’ajoute l’art du négociant habile à mêler des vins de crus divers. Un blanc de blanc est un vin dans la composition duquel n’entrent que des raisins blancs. Les vins improprement appelés champagne nature sont des vins blancs non mousseux originaires de la région champenoise. La loi leur donne la dénomination de vins originaires de la Champagne viticole.

La contenance des bouteilles d’un usage courant est :

  • Le Quart de 20 cl,
  • La Demie de 40 cl,
  • La Bouteille de 80 cl (de 7 à 8 verres),
  • Le Magnum qui représente 2 bouteilles,
  • Le Jéroboam qui équivaut à 4 bouteilles.

Quelles sont les garanties d’authenticité ?

En vertu de la loi, le mot champagne doit être inscrit sur l’étiquette ou la collerette en caractères très apparents. Il doit également figurer en toutes lettres sur la partie du bouchon insérée dans le goulot de la bouteille. Toute étiquette doit faire mention du numéro sous lequel la marque qu’elle porte est inscrite sur les registres du Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne, ce numéro est précédé des initiales :

  • N.M. lorsqu’il s’agit d’une marque principale appartenant à un négociant-manipulant.
  • M.A. lorsqu’il s’agit d’une marque secondaire appartenant à un négociant non-manipulant ou manipulant.
  • R.M. lorsque la marque appartient à un vigneron manipulant et vendant lui-même son vin.
  • C.M. lorsque la marque appartient à une coopérative de manipulation.

L’ensemble de ces dispositions vise à protéger la qualité du champagne et à défendre le consommateur contre une fraude éventuelle.

Comment conserver le vin de Champagne et le servir ?

Dès l’arrivée du vin, il faut le mettre en cave fraîche, ni trop sèche ni trop humide, et de température constante (si possible de 10 à 12° C), à l’abri des courants d’air, des trépidations, de la lumière. Les bouteilles seront couchées pour que, baignant complètement dans le liquide, le bouchon ne se dessèche pas, ce qui provoquerait des « couleuses » (perte de gaz et de liquide). D’autre part, ne pas conserver le champagne au-delà d’une dizaine d’années, car on risquerait de le voir perdre sa mousse et prendre un goût qui n’est pas toujours apprécié. Il convient de le servir frais, mais non frappé, soit aux environs de 6° à 8° C. Il faut le rafraîchir lentement, en plaçant pendant quelque temps la bouteille dans un bain de glace et d’eau mélangées, mais éviter l’usage prolongé des appareils réfrigérateurs, dont l’action trop brutale peut abîmer le vin.

Quel type de vin de Champagne conseiller ?

Si les dames préfèrent souvent les secs ou demi-secs, le goût actuel est plus généralement aux bruts qui, plus frais, plus vifs et plus légers, sont ordinairement plus digestibles que les vins très doux. Les vins bruts ou très secs, non millésimés, ou encore jeunes, se boivent en dehors des repas ou en début de repas, notamment avec les hors-d’œuvre et les poissons. On choisira des vins plus mûrs et plus corsés ou d’anciens millésimes pour accompagner les viandes, les gibiers ou volailles. Mais au dessert, avec des mets sucrés, on réservera les secs ou les demi-secs.