alimentation

Une bonne alimentation

On appelle aliment toute substance qui entre dans l’alimentation par ingestion, il contribue à assurer le fonctionnement normal d’un organisme et à en réparer les pertes. L’aspect extérieur des aliments destinés aux êtres humains est essentiellement varié par la nature de ceux-ci ou par les préparations qu’on leur fait subir, ils peuvent être solides ou liquides. Leur origine est diverse : animale (lait, beurre, viande), végétale (légumes, fruits, pâtes alimentaires, pain), minérale (sel).

Composition des aliments

L’étude de la composition des aliments nous révèle une complexité bien en rapport avec la multiplicité des besoins alimentaires de l’homme. La classification des éléments chimiques trouvés dans notre nourriture peut s’établir ainsi : eau, matières organiques (glucides, protides, lipides), matières minérales, vitamines. L’eau est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme, et en particulier à celui des organes d ‘excrétion (glandes sudoripares, reins). Elle entre dans la composition du corps humain pour une très grande partie (2/3 environ), puisque c’est le constituant fondamental du sang et de la lymphe, les os eux-mêmes contiennent de l’eau. Il faut assurer son renouvellement régulier, si non la mort par déshydratation survient en quelques jours. Les besoins en eau sont difficiles à évaluer, car les conditions externes les font varier beaucoup. L’eau que nous ingérons avec nos aliments (1,5 litre environ) n’est normalement pas suffisante, puisqu’il nous en faut consommer environ 3 litres par jour. La consommation de boisson s’élève à 1,5 litre environ. L’excès de sel dans le régime augmente la consommation d’eau. L’ingestion excessive d’eau n’est pas à redouter chez les sujets sains qui l’éliminent au fur et à mesure, mais il faut la craindre chez les malades rénaux et chez les hypertendus. La consommation d ‘eau se fait de multiples façons : vin, bière, lait… Lorsque l’on consomme de l’eau non bouillie, celle-ci doit répondreà diverses conditions pour être potable.

Les minéraux dans l’alimentation

Les matières minérales sont utiles à l’organisme pour de multiples raisons, et on les trouve présentes dans les aliments à des doses variables. Le calcium et le phosphore sont nécessaires à l’édification du squelette, organe de réserve auquel les autres tissus font des emprunts en cas de besoin. Le chlore et le sodium, présents simultanément dans le sel, doivent normalement être ajoutés aux aliments qui en contiennent insuffisamment. Le magnésium entre dans la composition des tissus musculaires, nerveux et osseux. Il joue un grand rôle dans la croissance et est nécessaire pour une bonne utilisation des glucides. Il intervient dans le transport du calcium d’un point à un autre du corps. Le potassium entre dans la composition de plusieurs tissus organiques, il est abondamment présent dans les fruits et les légumes verts, et tout excès est éliminé par l’urine. Par un mécanisme assez complexe, tout potassium éliminé entraine avec lui du sodium et si la nourriture est insuffisamment riche en ce dernier élément, l’organisme emprunte du sodium à sa réserve osseuse, ce qui entraine, puisque la composition de l’os reste toujours constante, une déminéralisation du squelette. Tout régime à base de légumes verts et de fruits doit comporter une quantité de sel suffisamment abondante. Le fer entre dans la composition de l’hémoglobine du sang, dont la synthèse demande la présence du cuivre. Ces deux éléments ont un rôle antianémique. L’iode est nécessaire au bon fonctionnement de la glande thyroïde, sauf dans quelques régions (Alpes, Massif central, Pyrénées) où les goitres sont assez fréquents, l’eau de boisson naturelle en contient suffisamment. Le magnésium doit être prescrit pour assurer une bonne croissance. Un régime suffisamment varié apporte normalement l’ensemble de ces matières minérales.

Les vitamines

Les vitamines existent dans certains aliments et sont indispensables à une nutrition normale et équilibrée. La plupart des aliments sont des mélanges où se retrouvent plusieurs principes alimentaires. Exceptionnellement, quelques-uns, artificiellement purifiés, sont simples, ainsi, le sucre est uniquement un glucide : le saccharose, de même, la fécule de pomme de terre n’est formée que d’amidon. L’huile est déjà un mélange de divers acides gras. Mais la plupart des aliments contiennent simultanément divers principes.

Les vitamines dans les aliments

La viande, caractérisée essentiellement par sa richesse en protides, contient en même temps des graisses (viande persillée), des matières minérales (fer), des vitamines (B). Le beurre, uniquement matière grasse, est pour l’organisme une source importante de vitamines A. Enfin, on peut considérer certains aliments comme complets : le lait apporte simultanément des lipides (la crème), des matières protéiques (caséine), des glucides (lactose), des matières minérales (P, Ca), des vitamines (A). C’est son manque de fer et de cellulose et sa trop grande richesse en protides et en lipides qui l’empêchent de subvenir seul aux besoins de l’adulte.

Transformations des aliments dans l’organisme :

Notre organisme ne peut pas utiliser les aliments tels qu’ils lui sont présentés. Seules les molécules simples peuvent traverser les villosités de la paroi intestinale pour passer dans le courant circulatoire, sang ou lymphe, qui les portera vers les organes utilisateurs. Les glucides sont transformés en sucres simples (glucose, lévulose…). Les lipides en glycérides et acides gras, les protides en acides aminés. Ces transformations ont lieu aux différents niveaux du tube digestif sous l’influence des diastases sécrétées par le tube digestif lui-même ou par ses glandes annexes. L’ensemble de ces phénomènes constitue la digestion.

 

Rôle des produits issus de la digestion dans l’organisme :

Après avoir franchi la paroi intestinale, les glycérides et les acides gras sont utilisés immédiatement ou mis en réserve. Leur utilisation immédiate est une combustion au niveau des cellules avec production de chaleur, utilisée pour le maintien de l’équilibre thermique de l’organisme (réaction contre le froid), et formation de gaz carbonique, éliminé par la respiration. Leur mise en réserve se fait par l’intermédiaire du foie, les lipides reconstitués sont spécifiques de l’espèce animale envisagée et se déposent en différents points du corps.

Le sucre

Les sucres simples sont utilisés immédiatement sous forme de glucose ou transformé en glycogène par le foie et mis en réserve sur place. Pour être utilisé, le glycogène sera à nouveau transformé en glucose, dont les muscles sont utilisateurs au cours du travail musculaire. Si la quantité de glucides mis à la disposition de l’organisme est supérieure à ses besoins, l’excédent est transformé en graisse de réserve. Les acides aminés sont obligatoirement utilisés dès leur arrivée dans l’organisme, qui n’a pas la possibilité de les stocker et qui rejette tout apport en excès. Grâce à un travail d ‘élimination qui entraîne une fatigue très importante du foie et des reins.

Classification des aliments :

Pour savoir comment il, faut se nourrir rationnellement, il est utile de disposer d’une classification des aliments en calories, groupant ceux qui ont une valeur nutritive comparable.

Aliments féculents et sucrés :

Comme sources de calories, ces aliments constituent, par excellence, le “combustible qui fait marcher la machine humaine”. Les calories auxquelles ils donnent naissance dans l’organisme sont utilisées en particulier pour le travail musculaire. A condition que les autres groupes d’aliments figurent dans la ration en quantité convenable, les produits féculents et sucrés doivent être consommés normalement en fonction de l’appétit. Ils fournissent ainsi le complément de calories nécessaire à l’organisme.

 

 

 

Corps gras :

Ce sont essentiellement des sources de matières grasses, donc de calories, dont l’intérêt pour l’organisme est d’autant plus grand que celui-ci a plus à lutter contre le froid, il est normal de manger plus gras en hiver qu’en été. Le beurre cru renferme, de plus, des vitamines A et D. Légumes frais et fruits frais. On considère souvent que ces aliments sont “peu nourrissants”, (à quelques exceptions près comme la pomme de terre), parce qu’ils ne contribuent guère à apaiser la faim : ce fait est dû à leur richesse en eau, et à la faiblesse de leur apport calorifique. Mais les légumes et les fruits frais n’en ont pas moins une très grande importance dans notre alimentation comme sources de sels minéraux et de diverses vitamines. De plus, tous ces aliments, en raison de leur richesse en cellulose, activent le transit intestinal et s’opposent à la constipation. Parmi les légumes frais, les plus riches en sels minéraux et en vitamines sont les légumes verts (choux, épinards, haricots verts, pois, salades vertes, etc.) : d’où leur intérêt particulier dans l’alimentation. Parmi les fruits, ce sont les fruits acides, notamment l’orange, la mandarine, le pomélo, le citron et les autres agrumes (souvent considérés à tort comme des fruits déminéralisant).

Produits laitiers :

Le lait et les fromages sont des aliments presque complets, donc d’importance capitale à tous les âges et dans tous les états physiologiques. Parmi leurs avantages, l’un des principaux est leur richesse en calcium. D’où leur intérêt pour le développement, l’entretien des os et pour la prévention de tous les états de déminéralisation osseuse. Le lait et les fromages sont des aliments de croissance en raison de leur richesse en de nombreux éléments indispensables à l’édification de nouvelles cellules et de nouveaux tissus : matières azotées, phosphore, calcium, vitamine A, vitamine D, etc. D’où l’intérêt capital des produits laitiers dans l’alimentation de l’enfant et de l’adolescent, de la femme enceinte et de la femme allaitante.  Le lait est un produit très équilibré : il est toujours souhaitable qu’une partie de la ration de produits laitiers soit consommée sous forme de lait en nature.

Viande, poisson et œufs :

Ce sont avant tout des sources de matière azotées, celle-ci étant précisément les constituants essentiels du corps humain. Dans tous les cas de croissance (surtout si elle est rapide), de grossesse et d’allaitement, et dans une certaine mesure, de travail physique pénible, les régimes doivent être riches en aliment de ce groupe. Il faut cependant se garder d’en abuser. Contrairement à un préjugé très répandu, la valeur nutritive d’une viande n’est nullement supérieure à celle du poisson ou des œufs. Comme les propriétés de ces trois aliments ne sont pas exactement les mêmes dans notre alimentation, il est bon de consommer tantôt de la viande, tantôt du poisson, tantôt des œufs.

 

 

Alimentation :

Le rôle de l’alimentation est de fournir à l’organisme :

Une quantité de calories suffisante pour assurer la couverture des besoins internes d’énergie de l’organisme (réactions chimiques cellulaires, mouvements et travaux de divers organes) et pour permettre le travail musculaire le travail digestif et le maintien de la température centrale à 37° C. Cette énergie est fournie par l’oxydation, dans les cellules, de certains constituants des aliments dits pour cette raison “énergétiques” : glucides (sucres et féculents comme l’amidon), lipides (matières grasses principalement), secondairement protides (matières azotées). Un certain nombre de principes nutritifs non énergétiques entrant dans la constitution des divers tissus (muscles, os, glandes, etc.) ou nécessaires à l’accomplissement de certaines réactions chimiques, tels les protides, les lipides, les minéraux (phosphore, chlore, sodium, potassium, calcium, magnésium, fer, cuivre, iode, etc.), l’eau, les vitamines, la cellulose et autres substances dites “de lest”.

Erreurs à éviter :

Consommation insuffisante de légumes et de fruits frais et de produits laitiers dans l’alimentation. Sans négliger complètement les légumes frais et les fruits frais, certaines personnes leur préfèrent d’autres aliments qu’elles jugent plus nourrissants, plus économiques, ou de préparation plus rapide. L’insuffisance de la consommation de légumes frais et de fruits frais est d’autant plus regrettable que ces aliments figurent parmi les meilleures sources de nombreux éléments minéraux (calcium, fer) et de diverses vitamines (vitamine C antiscorbutique, provitamines A). Le lait est un aliment fondamental pour les enfants très Jeunes, mais il reste tout aussi nécessaire pour les grands enfants, les adolescents et même les adultes, qui, bien souvent, ne consomment plus de lait que d’une manière occasionnelle (dans un potage une purée un entremets, etc.). La consommation de fromages, importante dans notre pays, compense pour une part l’insuffisance de la consommation de lait en nature. Toutefois bien des gens n’en mangent qu’en petite quantité. Mais, même s’ils en consommaient beaucoup plus, la plupart des fromages ne sauraient remplacer intégralement le lait. L’insuffisance de la consommation de lait est une erreur d’autant plus regrettable que cet aliment, presque complet, est l’un de ceux qui peuvent contribuer le plus efficacement à assurer le bon équilibre d’une ration alimentaire. Cette insuffisance peut être préjudiciable pour le développement des os chez l’enfant. Il en va de même pour le maintien de leur intégrité chez l’adulte (dangers de décalcification).

Consommation excessive de corps gras et de viande :

Cette erreur est l’une des plus répandues dans la plupart des milieux sociaux et des régions de France : on en connaît les conséquences pour le tube digestif, en particulier pour le foie. Ne pas abuser des aliments très gras, des plats comprenant de grandes quantités de graisses cuites, plus difficiles à digérer que les corps crus. Pour beaucoup de Français, la viande est l’aliment noble par excellence, celui qui, plus que tout autre, donne des forces et “fait du sang”. Ingérée en quantité modérée dans l’alimentation (deux ou trois fois par semaine), la viande est un aliment excellent. Il n’y a aucune raison physiologique d’en conseiller l’abstention, bien au contraire. En revanche, sa consommation habituelle en quantité abusive dans l’alimentation doit être dénoncée comme une erreur alimentaire regrettable. Car elle peut entraîner, outre une charge supplémentaire inutile pour le budget familial, une réduction de la consommation d’autres aliments (les légumes, par exemple). Ainsi qu’une fatigue anormale de certains organes (reins, foie), et mener à la longue à l’hypertension.

Organisation défectueuse des repas :

L’irrégularité trop grande des heures de repas dans l’alimentation n’est pas à proprement parler un facteur de malnutrition. Mais elle peut nuire au bon fonctionnement du tube digestif et rendre l’appétit “capricieux”, sur tout chez l’enfant. Il n’en est pas de même de la mauvaise habitude qui consiste à manger n’importe quels aliments à n’importe quel moment de la journée. Surtout chez les jeunes enfants, ce qui constitue une erreur éducative grave et peut entrainer de multiples déséquilibres alimentaires.