Roussillon

Le Roussillon

Le Roussillon, province rattachée définitivement à la France depuis le traité des Pyrénées (1659), correspond au département des Pyrénées-Orientales. Il se divise géographiquement en deux grandes régions : les Pyrénées méditerranéennes et la plaine du Roussillon, toutes deux consacrées principalement à l’élevage et à la culture : vigne et primeurs.

Les habitations du Roussillon :

On trouve, en Roussillon, plusieurs types de maisons : à l’ancienne, maison, bâtie en hauteur, dont le rez-de-chaussée était entièrement occupé par la bergerie et dont l’escalier de pierre, extérieur, permettait d’accéder au premier étage, a succédé la maison de vigneron.

C’est, elle aussi, une maison à étage, mais la bergerie a fait place à un vaste cellier. En revanche, l’escalier de pierre extérieur, a fait place à un escalier de bois intérieur.

A côté de ces bâtiments en hauteur, on voit également des constructions en longueur. Mais dans l’un et l’autre type d’architecture, on retrouve des toits peu inclinés. Il sont généralement couverts de tuiles Canales ou tuiles creuses, caractéristiques des pays méridionaux.

L’alimentation dans le Roussillon :

Les pâturages se prêtent admirablement à l’élevage des bovins et des moutons, qu’accompagnent de nombreuses chèvres. L’élevage du porc est également très développé et la volaille abondante.

En Roussillon, la culture des légumes et des fruits de primeur a pris une extension considérable : artichauts, asperges, haricots, fèves, tomates, petits pois sont expédiés principalement sur Paris.

Il en est de même des fruits, qui poussent admirablement dans les vallées abritées des Pyrénées-Orientales, jusqu’à 600 m d’altitude, on trouve des pommes, pêches, abricots et, plus bas, des oranges, des grenades, des figues, des raisins.

Le gibier est abondant, rivières et torrents sont poissonneux. Le rivage méditerranéen fournit les espèces de poissons et de coquillages caractéristiques de la région. La cuisine est du type méridional, à base d’huile, de tomates, d’oignons et d’épices.

Les spécialités du Roussillon

Les jambons de la région de Foix sont réputés, ainsi que les confits de volailles et les préparations de foies gras. Parmi les spécialités culinaires de la région, il faut signaler les pâtés truffés de Prats-de-Mollo. Mais aussi les becfigues ou les perdreaux à la catalane, le civet de langoustes. Ou bien encore, le braoubouffat (potage aux choux et au vermicelle dans le bouillon de boudin). Enfin, parmi les friandises, les confitures de framboises de Vernet-les-Bains sont à retenir.

Les boissons du Roussillon :

Le vin est une des richesses du pays. Le vignoble s’étend principalement sur les coteaux, produisant de bons vins ordinaires. Mais des aires d’encépagement délimitées produisent aussi des vins de qualité supérieure : Roussillon des Aspres, corbières du Roussillon et corbières supérieures du Roussillon, qui titrent au minimum 11° ou 12°, mais plus souvent en réalité 13° ou 14°, et proviennent essentiellement de cépages carignan. Ces vins, rouges ou blancs, sont d’excellents vins de table et servent également à l’élaboration d’apéritifs réputés.

Cette région donne encore des vins doux naturels bénéficiant des appellations d’origine : Banyuls, Maury, Rivesaltes. Mais aussi les Côtes d’Agly ou Côtes de Haut Roussillon, produits exclusivement par quatre cépages (muscat, grenache, macabeu, malvoisie). La richesse des moûts est au moins de 14°, les vendanges étant faites à complète maturation, les vins titrent au minimum, après mutage 21,5°, avec un degré de douceur variant suivant le mode de vinification. Ce sont des vins d’apéritif ou de dessert, à l’exception des muscats, qui doivent être consommés frais pour conserver tout leur fruité. Les vins rouges prennent au bout de quelques années un goût dit “rancio”, très apprécié.